LES COLLECTIONS
A l'origine, le musée se construit principalement autour de la collection Turpin, composée d'estampes, sceaux, objets d'ethnographie régionale, armes et costumes militaires, archives et affiches locales, faïences d'origines variées.
Les salles s'enrichissent, à partir de 1943, des donations lapidaires : telles que chapiteaux, piliers, statues… provenant des églises environnantes détruites, d'époque romane. La même année, la donation Amelin permet de doter le musée d'une importante collection de faïences fines fabriquées à Parthenay.
Un lot important d'ethnographie exotique complète les collections. Avec le projet d'un musée des Beaux-Arts défendu par le maire Robert Bigot, se succèdent des dépôts de l'Etat -peintures et sculptures- et des musées de Poitiers et d'Angers lors de l'après-guerre -peintures et dessins-. A partir du milieu des années 80, de nombreux achats enrichissent les collections, principalement le fonds photographique et de faïences de Parthenay.
C'est ainsi que le musée acquiert la collection de cartes postales dite Tricoire et des plaques de verre -notamment d'Eugène Cordier- issues des fonds Poignat et Guyonnaud en 1988 et 1989.
La donation familiale en 1988 du fonds photographique d'Eugène Cordier (plaques et épreuves stéréoscopiques) par ses enfants et petits-enfants, constitue un événement sans précédent pour le patrimoine iconographique local.
Les fouilles archéologiques menées depuis 1985 ont livré un très abondant mobilier : monnaies, céramiques, armes et petits objets de la vie quotidienne.
Les achats réguliers de faïences de Parthenay, durant ces deux dernières décennies, sont marqués par l'entrée au musée de la collection de faïences dite Tricoire et surtout, en 1995, par l'acquisition de l'exceptionnel "reliquaire" de Jouneau, présenté à l'Exposition Universelle de Paris en 1889.
Ainsi, les oeuvres présentées dans ce musée permettent d'avoir un aperçu de l'art et de l'histoire de Parthenay et de la Gâtine depuis ses origines.
DECOUVERTE DU TRAVAIL D’INVENTAIRE
Le Musée fait son inventaire et (re)découvre ses trésors
Que possède vraiment le Musée municipal de Parthenay ?
En fait, jusqu’à il y a deux ans, personne ne le savait vraiment, jusqu’à ce que le conservateur du Musée, encouragé par le Conseil municipal, propose de faire l’inventaire normé des collections : et là que de surprises, de découvertes, de trésors révélés …
L’inventaire normé des collections constitue l’acte légal de propriété d’un musée. Comme beaucoup d’autres établissements, le Musée de Parthenay a hérité, par l’histoire de sa création et en l’absence d’un responsable scientifique à sa tête pendant des années, d’une situation difficile à reprendre.
Le Musée de Parthenay fait partie du réseau des Musées de France et afin d’honorer la loi sur les Musées de France, relative aux opérations de récolement décennal des
collections (du 27 juillet 2006), la Municipalité de Parthenay a décidé de faire ce travail en priorité, afin d’envisager sur de bonnes bases un futur développement du Musée municipal.
C’est donc un travail minutieux et scientifique qui a commencé il y a plus de deux ans. En effet, il faut déterminer pour chaque objet le créateur et la date de réalisation de l’œuvre, la signification de l’œuvre et la date d’acquisition ou du don de l’œuvre.
Cette recherche nous a permis d’apprendre que le musée possède environ 20 000 pièces dont certains des objets «mystérieux», sur lesquels on manque d’information.
Cet inventaire doit permettre ainsi de retracer l’histoire de chaque objet du Musée. 7000 exemplaires ont été répertoriés à ce jour.
Le Musée s’est ainsi aperçu qu’il était propriétaire de certains beaux objets en dépôt dans d’autres Musées. Certains objets ont également disparu comme une statue achetée au Salon par l’Etat à Prosper Jouneau en 1879, et déposée à la Ville de Quimper. Il est possible que cette statue en bronze fût fondue pendant la guerre mondiale. Aujourd’hui, le Musée possède uniquement la photographie du moulage en plâtre.
Tout ce travail de récolement permettra de proposer de nouvelles expositions temporaires et une nouvelle présentation des collections au Musée.
Le musée propose au public de venir découvrir le travail d'inventaire sur réservation.
Groupes scolaires (niveau primaire et collège) ou groupe de 5 personnes
DEPOT D’ETAT
L'Etat, à la demande de la collectivité, a déposé au sein de la ville de Parthenay des oeuvres inscrites sur les inventaires du Fond National d'Art Contemporain (F.N.A.C.).
Le premier dépôt a eu lieu le 28 octobre 1887, avec l'arrivée de la statue d'Albert Lefeuvre : "Le Pain", installée place du drapeau. Le deuxième est effectué le 22 décembre 1938 et le dernier, le 4 décembre 1945.
Au total, 10 peintures et 8 sculptures ont été déposées à Parthenay.
• Inventaire des oeuvres déposées à Parthenay
• Circulaire relative aux dépôts d'oeuvres des musées nationaux
LA RESTAURATION : LE RELOOKING DES OEUVRES
Le musée municipal, et donc la collectivité, est propriétaire de la majeure partie des œuvres exposées dans ses salles, exception faite des dépôts d’Etat ou d’autres musées, faits pour une longue durée.
De plus, dans les réserves se trouvent de nombreux autres objets, non exposés par manque de place. Le nombre s’accroit régulièrement par le don et l’achat d’oeuvres d’art.
Le conservateur de ces collections a donc en charge de prendre soin de ce patrimoine, tant pour l’objet lui-même et l’Histoire qu’il représente, que pour les visiteurs invités à le découvrir sous son meilleur aspect.
C’est ainsi que chaque année, des choix sont faits pour redonner une nouvelle vie, raviver les couleurs, ou encore, « bichonner » une œuvre.
Restaurer un objet reste exceptionnel mais parfois indispensable.
Des équipes scientifiques étudient les dégradations : elles peuvent aller de la simple couche de saleté (donc un simple nettoyage de l’œuvre suffit) au trou dans une toile de tableau (provoqué par un accident par exemple), en passant par des objets découverts en fouille archéologique méconnaissables en métal ou fragmentaires comme la céramique dont il faut une reconstitution. Ces scientifiques évaluent les méthodes et les coûts de restaurations.
Le musée de Parthenay étant un musée labellisé Musée de France, le projet de restauration doit alors obtenir un avis favorable de la commission scientifique et par la suite l’accord financier des élus.
Les objets partis pour la restauration ne sont de retour qu’environ deux années plus tard.
C’est ainsi qu’en 2008 sont revenus deux tableaux :
- La place du Vauvert d’Ernest Pidoux (qui avait un trou).
- Le portrait du fondateur du musée Georges Turpin peint par Raoul Salaun (qui avait besoin d’un nettoyage, la signature n'était même plus visible).
Il est de retour également un dépôt d’Etat : Le portrait de Napoléon qui va rejoindre son Impératrice.